Aux petits soins pour les leaders de demain !

Publié le 18-11-2016 |
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Il est très dangereux que l’équipe se délite quand il y a une succession », a déclaré, début novembre, Denis Kessler, 64 ans, PDG du groupe Scor depuis quatorze ans, en abordant devant des journalistes la question de son départ, prévu en 2021. « Il existe un plan de succession que j’ai donné la semaine dernière au conseil, avec un successeur pour chaque membre du Comex », a précisé le patron du réassureur. Agir pour anticiper le renouvellement des PDG et des cadres dirigeants est devenu un sujet sensible pour les entreprises de la sphère financière à l’heure où leurs modèles sont bousculés par la « digitalisation », la concurrence des fintech, l’arrivée de nouvelles contraintes réglementaires… Les acteurs s’emploient donc à tout mettre en place pour assurer l’émergence de futurs décideurs qui sauront diriger dans des environnements en mutation. « Les ‘business models’ de nos métiers sont confrontés à de grands changements qui ont des incidences sur les modes de management, donc nous avons tout intérêt à détecter les dirigeants de demain, et à préparer nos potentiels à diriger des équipes dans un monde complexe avec agilité », confirme Blandine Jamin, directrice du développement RH et gestion des dirigeants et potentiels chez BPCE.

Suivi régulier

« En France, les grands groupes ont mis un peu de temps avant d’adopter des logiques d’anticipation pour leurs dirigeants, observe Florence Gazeau, associée fondatrice de Vivacci, cabinet spécialisé dans l’accompagnement de dirigeants. Mais aujourd’hui, on tend à s’éloigner des systèmes de cooptation et de parrainage qui prévalaient. Les fonctions RH dédiées à la gestion de ces cadres sont aussi plus valorisées et disposent de moyens pour remplir leur mission. » Leur mission : mettre en place un suivi régulier et formalisé pour les « hauts potentiels » (ou « high po »), ces collaborateurs destinés à prendre un jour des responsabilités à la tête des organigrammes.

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