Ces financières qui percent dans la « tech »

Publié le 02-12-2016 |
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Hackathon Women Creativity »*, conférence inter-réseaux d’entreprise sur la révolution digitale et la mixité*, « Pionnières Day » sur l’innovation et la mixité*, 5e édition de la « Journée de la femme digitale »*…, les événements dédiés au rôle des femmes dans la « digitalisation » se multiplient à l’heure où les grandes entreprises – celles du secteur financier en particulier – ont engagé de vastes transformations autour du « digital ». Ce foisonnement d’initiatives vise un objectif : l’inclusion des femmes dans les opportunités à saisir sur les sujets numériques. Car l’état des lieux dans ce domaine n’est pas reluisant : le taux de féminisation n’est que de 33 % dans le secteur numérique, contre 53 % tous secteurs confondus, révélait en février 2016 une étude du Syntec Numérique sur l’attractivité de ces métiers pour les publics féminins en France. Plus récemment, en octobre dernier, des statistiques d’Eurostat ont souligné que, dans l’Union européenne, parmi les 8 millions de personnes employées en 2015 dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), les hommes représentent une part de… 84 % !

Dans les entreprises du secteur financier, si la parité est loin d’être acquise dans toutes les hautes instances de direction (conseils d’administration, comités de direction/exécutifs…), les femmes sont moins rares dans les fonctions « digitales ». Magali Noé et Carline Huslin sont ainsi respectivement chief digital officer (CDO) de CNP Assurances et de Generali France, Amélie Oudéa-Castera est chief marketing & digital officer du groupe Axa, Elisabeth Chabot est directrice du digital de la Banque Populaire Rives de Paris ; à Londres, la Française Claire Calmejane dirige l’innovation chez Lloyds Banking Group... Selon Delphine Asseraf, directrice digital, marque et communication d’Allianz France depuis février 2016, « le numérique permet aux femmes de valoriser leurs aptitudes, c’est-à-dire la capacité à délivrer, à construire, à collaborer sur beaucoup de sujets en même temps… Lorsque j’étais étudiante à l’Ecole supérieure d’ingénieurs en génie électrique, nous n’étions même pas 10 % au sein d’une promotion de 190 étudiants ! A présent, même si les écoles d’ingénieurs peinent à se féminiser davantage, je vois des femmes aux profils technologiques et scientifiques. Et beaucoup sont attirées par le secteur financier et ses projets liés à la ‘digitalisation’. Je n’ai pas eu de difficulté à recruter des femmes au profil scientifique ou ‘techno’ ». L’équipe « digital » de l’assureur rassemble 65 collaborateurs, « avec autant d’hommes que de femmes », précise Delphine Asseraf, tandis que l’équipe « marque et communication » de 30 personnes est en majorité féminine.

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