Profession : pare-feu « anti-hackers »

Publié le 03-02-2017 |
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Au 9e Forum international de la cybersécurité qui s’est tenu à Lille les 24 et 25 janvier, les « hacking trucks » ont dû beaucoup intéresser les responsables informatiques de banques… Et pour cause, au sein de ces véhicules mobiles, des étudiants d’écoles spécialisées ont réalisé des démonstrations de cyberattaques : le clone d’empreinte digitale qui permet notamment de déverrouiller un smartphone, le « ransomware » (logiciel de rançon) dont la spécialité est de prendre en otage des informations personnelles, ou encore le « poison tap », un équipement peu coûteux qui permet de siphonner toutes les données d’un ordinateur. Les banques étant des cibles de choix pour les cybercriminels, les professionnels de la finance ont tout intérêt à bien connaître ces pirates du numérique dont les agissements sont facilités par l’explosion des connexions bancaires à distance. C’est l’un des revers de la « digitalisation » : l’essor, ces dernières années, des canaux de contact non physiques a rendu les systèmes informatiques bancaires vulnérables face à des « hackers » de plus en plus sophistiqués. « Nous observons une hausse sensible du volume de cyberattaques, témoigne David Mingot, 44 ans, directeur de la sécurité chez Natixis, où ce mathématicien de formation travaille depuis une dizaine d’années. Les hackers les plus avancés sont capables d’être très patients pour collecter de l’information via les réseaux sociaux, en se mettant en contact avec des employés, en prenant le temps d’observer une fois qu’ils sont entrés dans le système. » Face à ce phénomène, le législateur s’en est aussi mêlé : en plus des normes bancaires contraignantes, la loi de programmation militaire classe les grandes banques comme des « opérateurs d’importances vitale » (OIV) et leur impose de sécuriser encore davantage leur informatique.

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